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facebook_photo_atelier_09_01_2015

Biographie

Née dans l’est de la France en 1974, Popa est une artiste autodidacte. Son parcours est un voyage, le plus souvent solitaire, à travers l’histoire de l’art et des techniques, à la recherche de son propre style, et finalement, d’elle même. Évoluant d’un style figuratif naïf, basé sur des à plat colorés, qui auraient été empruntés à un Gauguin sous acide, vers l’expressionnisme abstrait fortement influencé par Soulages ou Gerhard Richter.

Popa a, depuis l’enfance, consacré son temps libre à l’apprentissage et à la pratique du dessin et de la peinture. Paradoxalement, elle n’envisage pas de suivre des études d’art, et pendant des années ne se considère pas comme une artiste. Au début des années 90, elle fait partie du milieu electro punk underground toulousain et participe, sans en réaliser à l’époque, la portée symbolique et l’importance dans son parcours artistique, à des happening et des manifestations d’art éphémère.

Durant les années suivantes, Popa quitte l’underground et la vie nocturne, et ne présente pas ses créations, pourtant nombreuses, au public. Les toiles et les expériences s’accumulent, sa conscience et son identité d’artiste se développent. Après un passage à Marseille, Elle s’installe à Grenoble en 2014, et décide de se consacrer totalement à la peinture.

Aujourd’hui, en accord avec la tradition de l’expressionnisme abstrait, le travail de Popa s’inscrit dans une vision de l’art en général, et de la peinture en particulier, en tant qu’objet intrinsèque, volontairement dépouvu d’un message qui serait adressé par l’artiste. La plupart des tableaux de Popa n’ont pas de nom, afin d’en laisser l’interprétation totalement libre. Seule compte l’émotion produite par l’oeuvre lors de sa présentation au public.

Popa se reconnait dans cette citation de Richter : « Mes tableaux sont sans objet ; mais comme tout objet, ils sont l’objet d’eux-mêmes. Ils n’ont par conséquent ni contenu, ni signification, ni sens ; ils sont comme les choses, les arbres, les animaux, les hommes ou les jours qui, eux aussi n’ont ni raison d’être, ni fin, ni but. Voilà quel est l’enjeu. (Mais il y a quand même de bons et de mauvais tableaux.) » (in Notes, 1984) Gerhard Richter

Mais après tout, peut être que la vérité est ailleurs… wink (The X-files).

Barthelemy Gamba